Sunday, April 16, 2006

L’ascension du Haut Mal

Pas de nouveautés aujourd’hui. C’est pas bien grave, et on c’est bien de regarder en arrière aussi.

Grâce à ma bibliothèque, j’ai pu lire en entier la série autobiographique de David B, L’ascension du Haut Mal. Je n’avais pas eu l’occasion de tout lire, me limitant au premier et dernier tomes de cette série. Chaque tome présente une période de l’enfance et de l’adolescence de l’auteur, dont la vie de famille est centrée autour de l’épilepsie de son frère. L’ascension du Haut Mal est un récit particulièrement bouleversant, on y voit comment la famille de l’auteur tente en vain de trouver un moyen de soigner la maladie de Jean-Christophe, que se soit dans un premier temps par la médecine, puis dans la macrobiotique, l’acuponcture, voire même avec le mysticisme de certaines sectes. Rien n’y fait et la famille doit survivre aux crises d’épilepsie de Jean-Christophe. Parallèlement à cela David B survit aux événements de sa famille en s’enfermant dans un imaginaire bâtie autour des livres populaires et ésotériques de ses parents. Tout au long des albums, on le voit grandir et c’est au cours du dernier album, que David B aborde sa vie d’adulte, le récit s’arrêtant à son entrée au sein de L’Association et à l’édition de son premier album, Le Cheval Blême.

Les dessins de David B sont splendides, en noir et blanc, dans un style parfois simple, notamment lorsqu’il s’agit de décrire quelques événements joyeux de son enfance. Mais lorsqu’il s’agit de partir explorer son imaginaire touffu, David B n’hésite pas à remplir ses pages de dessins oniriques, emprunt d’une certaine fascination pour les images guerrières, avec des combats de hordes de guerriers. Au fil des albums l’univers artistique de David B se dessine et L’ascension du Haut Mal se fait l’écho de toute son œuvre, Le Cheval Blême, Les Incidents de la nuit, …

En n’ayant pas peur de se livrer, en ayant choisi d’analyser sa propre enfance, et en représentant les maux de son frère Jean-Christophe, David B réalise là une œuvre complète et quasi parfaite, dont il est important de noter qu’elle ne lâche pas son lecteur, de par sa construction fascinante. Un chef d’œuvre.



Deuxième semaine sans Les Inrockuptibles.

Ali Farka Touré vient de décéder et c’est bien dommage, d’autant plus qu’il a fallu que je lise des articles rétrospectifs suite à sa mort pour que je me décide à écouter Red & Green deux superbes albums acoustiques recueillis dans un seul coffret. Avec juste une guitare acoustique, quelques percussions, et un chant, en malien, omniprésent, Ali Farka Touré nous emporte avec des morceaux hypnotiques, où l’on se laisse emporter à l’écoute. La musique d’Ali Farka Touré est autant emprunt de blues que de musique malienne, les voix sont formidables, les guitares acoustiques sonnent comme jamais on ne les avait entendus. Un bien bel album, qui me change de la hype guitaristique du moment, bloquée sur les années 80.

2 Comments:

Anonymous effer said...

Moi aussi je devrais m'y coller: lire entièrement, "l'Ascension du haut mal".
Au début les premiers albums étaient difficiles à trouver, j'en lisais un dès que je le voyais, mais j'ai fini par perdre le fil, dommage...

7:54 AM  
Anonymous Matt Murdock said...

Je les ai lu les un à la suite des autres avec peu de temps entre les tomes. Du coup je n'est pas trop perdu le fil de l'histoire.

12:30 PM  

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