Sunday, April 30, 2006

La Collection 32 de Futuro

Grosse, Grosse fatigue en ce moment et quand je me défoule le soir, j’improvise à la guitare et j’enregistre tout, cela donne ça et ça. A prendre comme des brouillons.



Je viens de lire les trois premiers numéros de la collection 32 de la nouvelle mouture de Futuropolis. L’impression est mitigée, ça va du « pas bon » à « intéressant ça donne envie de lire la suite mais avec quelques réserves ».

On commence par le « pas bon » à savoir Après La Guerre, de Luc Brunschwig (scénario) et Freddy Martin (dessins). J’ai souvent du mal à comprendre pourquoi certains auteurs, et quelques soit le domaine (musique, romans, films, BD), cherchent de manière assez prétentieuse à « franciser » certaines bonnes idées américaines. Après La Guerre en est un bon exemple, avec la volonté de vouloir faire du comics à l’américaine, de faire son Vertigo, son Brian Michael Bendis, son Sleeper. Seulement voilà n’est pas Ed Brubaker qui veut. Après La Guerre ne prend pas avec moi, mais j’ai un problème car j’ai tendance à plus me laisser aller aux idées farfelues de scénaristes anglo-saxons, mais quand les français s’y mettent je n’accroche pas une seconde. Luc Brunschwig n’échappe pas à la règle, et ce malgré quelques flashbacks bien amenés, j’ai trouvé la construction brouillonne, les dialogues assez minces, l’idée des extra-terrestres n’est absolument pas exploitée et semble un peu gratuite, et surtout n’apportent rien à l’histoire, que ce soit en termes d’intrigues ou d’ambiance. En comparaison les dialogues de Bendis dans Daredevil rappellent parfois quelques bons films de mafias, et on se laisse plus facilement prendre par l’ambiance, tandis qu’avec Brunschwig je ne vois pas trop où il veut en venir. Voir par exemple les dialogues assez affligeants de la première page. Il en va de même pour la construction, et je pense que le contenu de ce premier numéro d’Après La Guerre aurait pu être écrit en 1 page dans un comics de Brubaker par exemple. Les dessins de Freddy Martin vont eux aussi taquiner du côté des références anglo-saxonnes (Jack Kirby et Matthew Mudrock sont dans le remerciements !). Les dessins s’en sortent un peu mieux par rapport au scénario, et Freddy Martin a au moins le mérite d’assumer ces références. Tout de suite ça va beaucoup mieux quand on assume. Mais malgré de bons dessins je ne suis pas du tout convaincu, je ne pense pas lire la suite.



Arrive ensuite Guerres Civiles de Ricard, Morvan (Scénario) et Gaultier (Dessins), cet album est beaucoup mieux, même si j’ai quelques réserves. Tout d’abord l’idée du scénario n’est pas mal, une sorte d’autofiction qui plongerait les auteurs de Guerres Civiles dans un cauchemar Sarkozien au karsher qui aurait mal tourné. Super bonne idée, à voir comment ça va se poursuivre sur les prochains épisodes. Mais ce premier numéro souffre de quelques passages un peu vides dont j’ai du mal à voir ce qu’ils peuvent apporter à l’histoire, JD Morvan qui va remplir sa voiture d’essence, une page entière de JD Morvan tout seul dans son appartement, des discussions « private jokes » entres auteurs, Sylvain Ricard qui met trois pages pour démarrer sa moto. Je trouve que c’est un peu trop long pour pauser l’ambiance. Ensuite il y a une ou deux idées qui auraient pu être mieux exploitées, comme l’embryon de poursuite à moto de Sylvain Ricard sur le périphérique. Et c’est seulement lorsqu’une fusillade arrive que ça commence à bouger. Bref je me demande si les scénaristes ne cherchent pas encore leurs marques sur ce format ? Les dessins de Gaultier sont très bons, un peu moins relâché qu’avant, et on sent qu’il cherche à rejoindre un style plus réaliste pour dessiner ses potes. Du coup on perd un peu en authenticité et dynamisme, et c’est dommage car c’est ce que j’aime bien dans son style. Bref un début un peu hésitant, qui donne envie de lire la suite pour voir si c’est mieux.


Enfin j’ai lu L’idole dans la bombe, qui est assurément le meilleur de trois, très bon dessins, dans l’air du temps. De bonnes idées, de bons dessins, assez classique mais pas mal. Pas grand-chose à dire à part que j’ai trouvé ça bien.



Côté disque j’ai écouté le Fab Four Suture de Stereolab qui est un recueil de singles sortis en 45 tours, plutôt pas mal. Après un album où le groupe se remettait du décès de Mary Hansen, Stereolab repart dans son groove electro fabriqué à partir de plein d’instruments vintages, des claviers moogs, une batterie toujours aussi précise. Et puis au détours d’un morceau, Stereolab se fait plus rock, plus efficace, guitares électriques et basses en avant. Je suis toujours aussi client du son de Stereolab, qui reste toujours aussi bon au fur et à mesure des périodes et des modes.

1 Comments:

Anonymous Blogobulles said...

Tu devrais essayer de lire L'IDOLE DANS LA BOMBE en écoutant le dernier STEREOLAB, le plaisir n'en serait que décuplé ;-)

5:02 AM  

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