Sunday, March 19, 2006

Ganges #1

Aujourd’hui je vais faire court, On a pu sortir hier soir pendant que la petite dormait, et que sa grand-mère la gardait. On est crevé, et ce n’est pas tout de prendre un verre avec des amis dans un endroit branché comme le Pop In, mais il faut se remettre.




Le Ganges de Kevin Huizenga m’a touché de par son mode de narration et les sentiments exprimés. Cet album est édité en France chez Coconino Press, qui, décidément, ne sort que des trucs bien. Kevin Huizenga fait parti de ces nouveaux auteurs de comics indépendants américains, il a commencé par une série de mini-albums auto-édités, avant de sortir Or Else chez Drawn & Quaterly. Kevin Huizenga raconte les petits moments de vie de Glenn Ganges, sa promenade pour aller à la bibliothèque, la lecture d’un livre historique pendant que son amie travaille sur son ordinateur, un moment d’intimité en se couchant, le tout avec des dessins en lignes clairs.

Des petits riens qui en disent beaucoup de par la construction narrative de Kevin Huizenga qui est stupéfiante, le meilleur étant bien sur la séquence ou Glenn Ganges rejoint son amie dans le lit, elle dort, alors un multitude de pensée lui viennent, sur l’amour, la peur de perdre l’être le plus cher, le temps qui passe. Ce morceau risque d’être le passage le plus cité, en tout cas c’est celui qui m’a le plus touché, mais tout l’album est construit de cet manière très fine de représenter les choses du quotidien avec une prouesse narrative étonnante.

De même dans Ganges s’interroge sur le temps qui passe en se rendant à la bibliothèque, l’histoire nous montre, dans un premier temps, la nostalgie du personnage, avant de partir dans une réflexion sur l’histoire de notre monde. Ceci est bien significatif du style de cet album, Huizenga commence par dépeindre un élément finalement assez anodin, puis il présente la réaction de son personnage Ganges, pour démarrer une réflexion narrative somme toute intéressante. J’ai trouvé ce procédé vraiment bien amené, écrit, et construit à chaque fois, reste à voir dans les prochaines histoires de Huizenga comment l’auteur continuera dans son processus narratif. Enfin tout n’est pas que construction dans cet album, il y a aussi des jolis moments d’intimité, rempli de non-dits, et d’instant de tendresses. Un très bon moment de lecture.

J’ai écouté trop de disque au boulot cette semaine, New Lines de Bed, le dernier Dominique A, le dernier Arab Strap, un vieux Fugazi. J’en parlerais plus longuement la semaine prochaine.

Sinon je n’ai pas arrêté d’improviser à la guitare tard le soir après que mon amie et ma fille se soient couchées, voilà le résultat avec plein de fautes dedans mais c'est du spontané et direct.

1 Comments:

Anonymous Moma said...

Matt
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6:15 AM  

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