Saturday, March 11, 2006

Eprouvette !

En ce moment je travaille dans une ville déprimante, St-Quentin-en-Yvelines, c'est moche et il fait froid. Et j'en ai fait une chanson avec des paroles en français dedans.




J'ai eu l'occasion de lire le premier numéro de la revue Eprouvette lancée par L'Association, après Lapin et l'Oupus. La revue n'y intègre aucune critique de bande dessinée, mais préfère y développer quatre thèmes, l'inspiration, les dédicaces, l'avant-garde, et une suite aux Plates-bandes de JC Menu. Elle alterne dessins, BD et textes. Le sujet sur les dédicaces est une cible un peu facile, mais une telle plaie dans le monde de la BD qu'il méritait un tel traitement, des auteurs y présentent leurs pires moment de dédicace, sous la forme de strips. C'est souvent très drôle. Mention spéciale pour Lewis Trondheim qui nous indique comment il règle son compte aux livres d’or, quant à Fabrice Neaud il va jusqu’à suggérer de remplacer les espaces de dédicaces par des backrooms. Les textes sur l'inspiration sont très … inspirés, j'ai beaucoup aimé les strips de Baladi, notamment sur la manière dont les gens perçoivent sa BD, et comment il reçoit cette perception. Mention spéciale aussi à la planche la plus copiée. Concernant l'avant-garde j'avoue avoir été bien largué, question de culture que je ne possède pas, du moins à par quelques noms. Menu répond aux polémiques lancées par Plates-bandes et prolonge son constat amer sur l'état du monde de la BD, alors qu'une grosse crise est en gestation (trop d'albums sortent chaque année, les libraires ne tiendront plus …). A noter aussi les mails d'échanges/insultes entre Menu, Ratier, Pasamonik, BDMag, ou comment étaler son linge sale. Enfin les strips de James Ottoprod sont toujours aussi bons.



Côté disque on m'a prêté le dernier Belle & Sebastian, The Life Pursuit, artistes que je n’avais pas eu l’occasion de beaucoup écouté, à part le quatre titres This Is Just a Modern Rock Song, qui était remplis de pépites pop folk, à l’atmosphère délicate, héritant de 30 ans de musique anglaise. Bref je m’attendais à une cargaison de petits bijoux de pop gracieuse, et quelle fut ma surprise d'y entendre du rock glam sur Blues Are Still Blue que n’aurait pas renié un Bowie, du funk 70's avec Song for Sunshine, de la grosse basse qui bastonne avec un Fuzz sur White Collar Boy, un solo de guitare avec plein de sustain sur Sukie In The Graveyard. Donc un disque très rock finalement, remplie d'effets vintages bloqués sur les années 70. Pourtant Stuart Murdoch demeure un fin confectionneur de pop, et reste dans une tradition très anglaise avec sa façon de chanter et d'écrire des textes élégants, remplis d’étudiant en lettres tristounets. Pas un album de génie, mais un album bien fait, sympathique à écouter, et on passera en boucle Another Sunny Day pour se redonner le moral.

Allez, c'est tout pour aujourd’hui, il faut que j’aille mettre ma fille au lit !

4 Comments:

Anonymous effer said...

St quentin en Yvelines, une ville nouvelle, à peine terminée et déjà bonne à raser.
Tu cherches quelqu'un la-dedans, même avec l'adresse, tu tournes et tu ne trouve pas, sans parler des bouchons sur la RN 10:((((

8:48 AM  
Anonymous Moma said...

C'est trop bien ce site

1:07 PM  
Anonymous Matt Murdock said...

StQuentin en Yvelines fait en effet partie de ces villes nouvelles (j'en connais d'autres :)) pas bien penser, ni bien fini d'un point de vue architecturale. J'ai aussi des tracas avec ce p#'[ain de RER pour Montparnasse qui passe toutes les demi heures ...

12:53 PM  
Blogger mathieu said...

Merci Moma ...

12:54 PM  

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