Fuck Off !!
En ce moment c'est un peu le bordel sur dès que j'essaie de discuter un peu sur le web, à partir du moment où je ne suis pas tout à fait d'accord avec certaines personnes, et que je me permets gentiment de donner mon point de vue, je me fais soit rentrer dans le lard par des casse-couilles frustrés, ou des geeks coupeurs de bites en quatre. Impossible d'aller plus loin sans que ça ne soit un débat stérile digne des pires talk-show de notre chère bonne télévision.
Exemple 1 : j'essaie de dire sur Bulledair que le Solo de Mike Allred est un peu moins bons que celui de Kristiansen pour diverses raisons, expliquées dans ce blog, et vlan le geek moyen me tombe dessus et l'enculage de mouches démarre.
Exemple 2 : J'essaie de dire à quelqu'un sur le blog de June qu'il est un petit peu bourrin, re-vlan je me fais engueuler sous prétexte d'être trop consensuel. Mais j'ai fait une erreur, j'aurais dû en rester à faire de l'humour plutôt que de me lancer dans le débat.
Exemple 3 : Le débat sans fin sur Bulledair auquel je n'ai pas préféré intervenir, Frantico est-il Trondheim (on s’en tape après tout). Misère, Internet n'est vraiment plus un espace de communication. Donc j’ai décidé d'un peu moins squatter les forums, mais de consacrer mon temps à des choses plus importantes. Par contre je continue de mettre à jour mon blog. Merde alors …

Niveau lecture j'ai lu cette semaine l'immense pavé de Ludovic Debeurme, Lucille, qui est un bien bel album de FuturoSoleil, pardon Futuropolis. Cet album est le récit de deux adolescents. Tout d'abord il y a Lucille, une jeune fille anorexique et solitaire, qui vit seule avec sa mère, et il y a Arthur, qui deviendra Vladimir à la mort de son père, marin pêcheur. On est dans le nord de la France, au bord de la mer, nos deux adolescents s’ennuie, et suite à une crise d’anorexie, Lucille doit faire un séjour à l’hôpital, de retour à la maison elle reste au lit à prendre des médicaments, Vladimir qui travaille comme livreur pour le pharmacien va alors la rencontrer. C'est le début d'une belle histoire entre eux deux, ils partent alors sur les routes jusqu'en Italie.
Récit de l'adolescence, de la douleur éprouvé à cette époque de la vie, de n'être rien pour les autres quand on est une fille et d'avoir à assumer très tôt le rôle d'un père absent lorsqu'on est un garçon. Je ne donnerais pas tous les détails de cet album de 500 pages, mais il est bourré de rebondissement, il y a certes la chronique d'une adolescence, mais il y a aussi de nombreux changements dans le récit, la construction est fluide, et on se laisse porter par la lecture, et on n'a pas envi de lâcher l'album tant qu'on ne la pas fini. Cette fluidité vient peut être du fait que Debeurme a choisi de ne pas dessiner de case pour son récit, donnant ainsi à son récit un peu plus d’espace et un peu moins de froideur.
Les dessins de Debeurme sont superbes, simple, dans la droite lignée de ces travaux sur Cefalus, mais en carrément moins onirique. Le tout est en ligne clair, avec quelques fines hachures, et un peu de froideur dans l'expressivité du trait. Et voilà, c’est la première claque de l'année, bien que ce Lucille soit un peu plus facile d’accès que les autres albums de Debeurme.

Côté disques, je bloque un peu en ce moment sur un album d'Electrelane sorti l’année dernière, Axes. Ces quatre filles de Brighton joue sur des motifs répétitifs et bruyants, façon Stereolab¸ avec en prime une voix qui essaie parfois de rattraper celle de Laetitia Sadier, si on ajoute à cela qu'elles sont distribuées par le label Too Pure, qui distribue aussi Stereolab, on ne pourra que faire un rapprochement un peu hâtif. Sauf que très vite les morceaux dérapent et s'improvise complètement noisy, avec parfois un peu de saxo, comme si Electrelane cherchait aussi à courir après Fun House des Stooges. Bref je trouve cela beaucoup plus excitant que les nouveautés du moment, en attendant le prochain album des Liars qui m'a l’air assez barré, et aussi celui de Stereolab.
Pendant qu'Iggy Pop fait le con sur son titre le plus connu dans un pub pour un fournisseur de téléphone portable, je me suis amusé à faire une reprise de I Wanna Be Your Dog. Oui je n'ai pas peur ! En tout cas j'en avais d’abord fait une dont les guitares était dans l'esprit de l'original (c'est facile, prenez une guitare, une grosse distorsion, jouez les trois accords et hop c'est bouclé !). Mais finalement je me suis dit qu'une version plus calme ça le faisait mieux. Voici le morceau.

2 Comments:
>Mais j'ai fait une erreur, >j'aurais dû en rester à faire
>de l'humour plutôt que de me
>lancer dans le débat.
Ca fait toujours plaisir à lire...
Bon, je retourne faire de l'humour et éviter les débats, on sait jamais, on pourrait finir par échanger des idées, t'imagines, Matt ?!
Sérieux : on respire et on boit un coup, et on s'essuie les bouts de parano qu'on a partout sur la veste.
Parce qu'on peut, figure toi, échanger et ne pas être d'accord sans pour autant avoir affaire à des culs serrés, des bourrins, ou des casse-couilles frustrés.
A bon entendeur, et bises quand même, copain Matt.
Attention, je n'ai jamais dit que tu ne faisais que de l'humour, ni qu'il n'y avait pas des idées qui passaient sur ton blog.
Je disais juste que j'aurais dû rester à faire un peu d'humour. Et puis on peut en faire passer des idées avec de l'humour !
Post a Comment
<< Home