Fin de vacances un peu country …

Mes parents étant venu nous aider, j'ai pu allé voir avec ma tendre et douce un film au cinéma. Cela faisait, oh là, longtemps que nous n'y étions pas allé. Afin de reprendre en douceur nos habitudes cinéma, notre choix se porta sur une bonne grosse machine américaine, mais pas trop bourrine quand même. Nous sommes allé voir la biopic de Johnny Cash, Walk the line. Le film pas trop mal joué par les acteurs vedettes (Reese Weeterspoon en June Carter est parfaite, Joacquim Phoenix en "Man in Black" en fait par contre un peu trop malgré une présence énorme) raconte donc la jeunesse, le début de la carrière, puis la drogue, puis le pétage de plomb, puis l'amour, et la rédemption, avec ce fameux concert à la prison de Folsom. Le film ne présente pas toute l'immense carrière de Johnny Cash, encore heureux sinon le film aurait été d'une telle longueur … Et rend Johnny Cash un peu plus glamour, un peu plus hollywoodien que le vrai. Notamment en omettant cette jolie photo. Sans oublier une structure somme toute classique à la manière de ces films biographique hollywoodiens (Ray, The Doors, …). Il n'empêche qu'on appréciera plus Johnny Cash sur disque, avec notamment le live à la prison de Folsom, et son fameux Folsom Prison Blues dont tout a déjà été dit sur ces fameuses paroles d'une grande violence.

Côté lectures, j'ai replongé dans ma bibliothèque pour y ramener quelques comics, passés à la trappe à l’époque de leurs sorties pour me consacrer à des lectures que je jugeais plus essentielles. Sandman Nuit Eternelle, est un recueil d'histoires toutes écrites par Neil Gaiman, et illustrées par divers dessinateurs renommés : P. Craig Russel, Milo Manara, Miguelanxo Prado, Bill Sienkiewicz, Barron Storey, Glenn Fabry et Frank Quitely. Neil Gaiman nous sort quelques histoires bien dans le ton de l'univers de Sandman, à savoir un brin gothique, sans pour autant rentrer dans le folklore du genre. Chaque histoire porte sur un des éternels (Dream, Death, Eternity, Delirium, Desire …) dans un style assez "new wave", pour résumer un peu rapidement. Neil Gaiman reste fidèle à son univers qu'il créa quelques années auparavant, sans pour autant se renouveler, bref c'est pas mal, c'est bien écrit, mais la série Sandman a déjà connu de grands moments (comme le fameux The Kindly ones) et rend ce collectif un peu anodin. Côté dessins, chaque artiste reste cantonné à son style (Manara fait du Manara, Sienkiewicz du Sienkiewicz), et semble même avoir été choisi pour cela (Milo Manara pour Desire, Bill Sienkiewicz pour Delirium, Glenn Fabry pour Destruction). Une bonne lecture, mais pas vraiment indispensable.

Toujours dans le comics j'ai lu le premier tome de la série Fables, avec Bill Willingham au scénario et Lan Medina au dessin. L'idée de départ est pas mal, les héros de contes ont fuit leur pays imaginaire, en danger depuis de terribles guerres, pour se réfugier à New York de nos jours. On y croise donc le Grand Méchant Loup en détective privé, Blanche Neige en femme de pouvoir, dirigeante de la communauté des personnages de contes, Le Prince Charmant n'est plus qu'un dragueur qui a perdu ses titres de noblesses, etc … Cette relecture parfois politiquement incorrecte des contes est évidemment sympathique, dommage que l'histoire soit assez classique dans sa construction (un polar avec le coupable à la fin) et dans ses dessins sans trop de personnalité. Une bonne lecture sympathique quand même, mais pas une grande BD malgré tout.

Très important, Ferraille Illustré 27 est dans toutes les bonnes librairies. Avec des auteurs classiques : Trondheim qui fait un reportage sur Télérama un peu froid, mais ma foi assez réaliste à propos à notre cher monde du travail, Blutch qui nous prolonge le Petit Christian, Florent Ruppert et Jérome Mulot qui sont vraiment terribles, notamment lorsque leurs histoires de portraitiste nous montre comment préparer une photo sur "comment avoir la tête dans le cul et puer de la gueule comme un rat" dans une ambiance froide qui m'a quasiment rappelé les meurtres d'American Psycho. Mais il y a aussi La Loi de la Forêt de Hugues Micol et JL Capron qui se moque toujours autant du petit monde de la BD, puis Bouzard dans une petite autofiction. Puis il y a aussi Debeurme, Winshluss, Killofer, Mathieu Sapin. Bref Acheter Ferraille c'est tout simplement le meilleur journal que vous pourrez trouver dans un marchand de journaux !

Côté disques, dés que j'ai appris que Stereolab allait nous sortir bientôt un album, je me suis mis à réécouter Emperor Tomato Ketchup. Tout d'abord parce qu’il y a ce morceau magnifique qu'est Cybele's Reverie, qui m'a fait oublié un nombre incalculable de fois la grisaille du boulot. Ensuite il y a dedans des grands moments de musiques répétitives, formidablement bien arrangé (il y a notamment John "Tortoise" Mc Entire sur certains morceaux), avec des vieilles guitares vintages bloqués parfois sur deux accords, des lignes de basses qui groovent à mort, un batteur d’une précision diabolique, des Moogs, des Farfisas et autres joyeuseté analogique datant d’un autre temps. Enfin parce que les voix de Laetitia Sadier et Mary Hansen, bloquées entre Nico et Françoise Hardy, sont vraiment bien, à condition quand même d’adhérer à leur style volontairement décalé, pop, sixties, et un brin kitsch.
Comme je suis encore en vacances, j'ai eu le temps de m'enregistrer. Le texte avait été écrit il y a un moment, sans en avoir la musique, et puis en gratouillant dans mon coin, le morceau est venu avec quelques accords de guitare, puis la ligne de basse est arrivée très vite, et un enfin un petite phrase de guitare. Il est tout simple, et voilà le morceau.

2 Comments:
Je n'ai pas vu Walk The Line, mais ce film bon ou mauvais aura au moins le mérite de faire connaître Johnny Cash en France. Des compil sortent en ce moment accompagnant la sortie de ce film.
C'est curieux que ce chanteur soit aussi peu connu ici!
Le film est sympathique, mais assez classique, en tant que biopic hollywoodienne.
Sinon oui, les Français se sont trompés de Johnny :)
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