Sunday, February 05, 2006

Enfin les vacances …


… Je vais pouvoir un peu me reposer. Depuis maintenant 3 mois, je me livre à une petite expérience un peu honteuse, relire des comics dans des périodiques que l'on trouve en marchands de journaux, comme au bon vieux temps de Strange. Rassurez-vous je n'ai lu que 6 numéros de Marvel Icons principalement pour y suivre une série écrite par Ed Brubaker, The Winter Soldier, qui n'est autre qu’une histoire de Captain America. Si l'on m'avait dit un jour que je dirais du bien de la série Captain America, j'aurais bien ri, seulement voilà Ed Brubaker a fait du bon boulot en reprenant cette série, et réussi un joli tour de force, similaire à celui de Brian Michael Bendis lorsqu'il reprit la série Daredevil. Dès le premier épisode, Brubaker annonce la couleur, ça sera du thriller bien sombre, dans la veine de ce qu’il avait pu déjà faire avec Sleeper.

Une fois de plus le héros (Captain America) se retrouve embarqué dans un complot qui le dépasse, un mystérieux soldat, The Winter Soldier, à la solde d'ex-agent du KGB, descend Crâne Rouge dès le premier épisode. Captain America démarre une enquête alors que sa mémoire commence à flancher, des souvenirs de la seconde guerre mondiale ressurgissent, notamment sur la mort de Bucky, son ex-partenaire. Ajoutons à cela que Sharon Carter, agent du Shield et ex-petite amie de Captain America surveille ce dernier, tandis que Nick Fury retrouve un dossier sur le fameux Winter Soldier, qui semble indiquer beaucoup de chose qu'ignore Captain America, et qui est en rapport à la fois avec son passé et avec les événements actuels.

Bref on nage en plein thriller d'espionnage, et il y a un je ne sais quoi qui fait que Brubaker réussi à écrire une histoire à laquelle je crois. Le rythme, les flashbacks, le suspense, les révélations, tout cela est dosé et arrangé avec suffisamment d'habilité pour que le lecteur que je suis se laisse emporter. Les dessins sont plutôt pas trop mal, Steve Epting dessine l'histoire lorsqu'elle se déroule à notre époque, et fait ce qu'il peut, son style fonctionne plutôt pas mal (certains lecteurs de Strange se souviendront de son passage chez les Vengeurs, et se rendront compte du progrès, il faut dire qu'il partait de pas grand-chose), mais Epting manque un peu de personnalité, pour transfigurer un peu le genre, il fait dans l'efficace, et le classique, mais c’est déjà pas mal. Par contre les flashbacks sont dessinés par Michael Lark, et là on passe à un niveau supérieur, Lark retrouve le style noir qu'il avait sur Gotham Central. Bref ce Winter Soldier est une bonne surprise, une histoire pas mal écrite, plutôt bien ficelé, et pas trop mal dessinée. A côté de ça vous avez aussi New Avenger dans Marvel Icons, une série affreusement laide écrite par Brian Michael Bendis en roue libre, et dessinée par un David Finch nous rappelant les pires moment de Image Comics, beuark.



Sinon, une grosse rumeur revient, Frantico est-il Lewis Trondheim ? A dire vrai on s’en fiche un peu, si vraiment c'était le cas, je ne vois pas trop où est le problème, Trondheim n'aurait-il pas le droit de se cacher derrière un pseudo pour faire un blog BD. Ce n'est plus de l'autobiographie, mais il me semble que le Frantico en question avait donné une interview sur le web où il nous déclarait que de toute façon son blog n'en était pas une, mais plutôt une sorte d'autofiction inspirée de ses années étudiantes. En tout cas cela n’enlève rien au fait que ce blog était une très bonne surprise, que certains épisodes étaient vraiment bons, d’autres beaucoup moins (trop de cul, trop de parano, …), et qu’une fois compilé en album, l’ensemble perdait un peu de son intérêt. Bref la rumeur on s’en fout. Et puis tiens alors qui c'est Monsieur Le Chien, un gros beauf, ouais je sais c'est plus facile là !



Sinon j'ai pu écouter le dernier Cat Power, The Greatest. En son temps Neil Young a réalisé The Harvest, qui n'est pas vraiment son meilleur album, qui contient quelques pépites folks mais qui sont malheureusement plombées par des morceaux symphoniques vraiment trop lourds. Malgré ses défauts, l'album devint un des disques symboliques de la génération hippies (c'est dire qu'il était loin d'être un grand album). Et bien The Greatest de Cat Power, c'est un peu la même chose, Chan Marshall étoffe un peu son jeu avec des musiciens de soul de Memphis¸ mais la fusion ne fonctionne pas toujours lorsque des cœurs pas toujours inspirés viennent l'accompagner. Et il y a fort à parier, vue la hype qu'il y a autour de l’album, qu'avec ce disque Cat Power trouvera un public encore plus large qu’auparavant.

Reste des morceaux comme The Greatest et Where is my loveChan Marshall reste minimaliste, au piano avec une voix toujours aussi touchante, sensible et belle. Il y a aussi ce Love & Communication, assez rock qui fonctionne aussi plutôt pas mal. En tout cas moi j'attends son Tonight is the night.

Je continue de faire des petits morceaux dans mon coin, cette fois-ci c'est instrumental, je me suis amusé à jouer des phrases de guitare, de les sampler, puis d’ajouter quelques motifs supplémentaires à chaque fois, avant de les resampler. Le voilà.

2 Comments:

Anonymous Moma said...

C'est très bien Monsieur le Chien

1:32 PM  
Anonymous Matt Murdock said...

moma :
Je ne suis pas d'accord, Mr Le Chien est un gros beauf.
Et ces planches sont dignes des album sur "les blondes" de Soleil.
En plus il ne peut même pas faire un album sur les fonctionnaires, c'est déjà fait ...
Enfin il ne me fait pas vraiment rire, n'en déplaise à son fan-club ...

4:50 AM  

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