Sunday, January 22, 2006

Quelques lectures pas récentes


Oui, pas des nouveautés de premières fraîcheurs, car en ce moment je puise mes lectures plutôt dans ma bibliothèque et dans les bacs à soldes. J'ai pu notamment enfin lire Léon La came de Chomet et De Crecy. Cet album est devenu une sorte de classique dont j'avais retardé la lecture depuis un bon moment, c'est maintenant chose faite.

Léon la came conte l'histoire d'une famille bourgeoise propriétaire d'une entreprise de cosmétique transmise de génération en génération. L'arrière grand père Léon, centenaire, va être utilisé pour redorer la marque, mais voilà, cet ancien communiste va plutôt foutre la merde dans la société qu'à repris son fils, et qu'il gère en bon gros capitaliste. Pour mettre son plan a exécution il va utiliser Gilberto-Georges, le timide et réservé de la famille à qui il va apprendre la vie. Léon la came est un récit plutôt bien construit, assez classique, où les bourgeois sont tous pourris, comme les nombreux récits que l'on pouvait lire en France dans les années 70.

Les dessins de De Crecy sont tout bonnement fabuleux, cet album a dix ans et De Crecy maîtrise déjà parfaitement son style. Entre crayonnés, esquisses et peinture direct, le dessin de De Crecy est prodigieusement beau, et s'autorise quelques envolées oniriques pas désagréable. Une bonne claque pour le plaisir de la lecture et les dessins fabuleux.




De ma bibliothèque j'ai aussi ramené Le commis voyageur de Seth. J'ai fait le choix par hasard, mais il est intéressant de noter que les thèmes sont vraiment similaires à celui de Léon La Came.

Le commis voyageur démarre sur un long monologue d'un vieux papy qui nous raconte sa vie de VRP et ses techniques de vente, et autres ruses de commerciaux. On y apprend qu'il fait parti d'une affaire familiale de vente de ventilateur, et qu'il avait un frère plutôt timide, réservé, rêveur, qui ne s'intéressait pas du tout à l'affaire. Justement la deuxième partie de ce récit, nous montre ce frère tenté de faire le représentant, en vain. Il préfère plutôt déambulé et rêvassé dans les villes qu'il visite, d'autant plus qu'il a vraiment du mal à communiquer avec les gens.

Le commis voyageur est récit assez nostalgique d'une Amérique des années 50, lors du monologue, et de rêverie et d'errance lorsque le frère s'essaie au métier de représentant. Et il est parfaitement construit et dessiné par Seth qui s'attache à présenter son histoire avec une précision d'horloger. Sans atteindre la maniaquerie d'un Chris Ware, Seth construit son récit sur beaucoup de petits détails et d'objets des années 50 (dont Seth lui-même raffole, il suffit de voir comment Joe Matt le décrit dans ses albums autobiographiques). Un très très bon récit.

Sinon, quelques écoutes du moment : Le dernier Strokes n'est vraiment pas bon du tout. Même eux semblent ne plus vraiment croire au groupe. Et le chanteur des Strokes de nous chanter en signe de rémission: "I have nothing to say, I Have Nothing to say". Non vraiment le dernier Strokes, se sera sans moi. Par contre j'ai pu m'acheter quelques albums en retard comme Robot après tout de Katerine et Not On Top de Herman Dune, et là c'est que du tout bon.


Tout ça m'a fait prendre ma guitare pour écrire un petit morceau. Oui je sais c'est un peu prétentieux de critiquer les Strokes et de proposer un morceau. Mais bon les Strokes ils sont 5, et je suis bien conscient de mes limites. Alors voilà le morceau.

Sinon la petite famille se porte bien, ma fille est très calme, et a fait ces nuits au bout de deux semaines, yeah !

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