L’automne approche …
… Et je recommence avec les titres vagues. Mais il est temps de faire un update de ce blog, qui commençait un peu à s’endormir.

J’ai un peu du mal à trouver des BD qui me tiennent en haleine, mais je tiens quand même à signaler que Bardin le Superréaliste de Max a réussit à m’accrocher. L’inspiration lorgne beaucoup, mais vraiment beaucoup, du côté de Chris Ware pour se qui est de la représentation graphique. Malgré cette référence un peu pesante, Max s’en sort pas trop mal, notamment en choisissant de représenter un univers onirique à la Buñuel, ou encore Salvador Dali. Les fans des Pixies seront contents aussi, puisque le personnage principal, Bardin, se voit confier le pouvoir d’accéder à un univers surréaliste par un Chien Andalou. Cette jolie BD est éditée chez l’Association et elle est vraiment très très bien.
Côté disque j’ai écouté pas mal de truc en ce moment, le magnifique dernier album de Lambchop, où Kurt Wagner délaisse un peu les violons, pour nous sortir une country simple, belle, et mélancolique. Songwriting déprimant mais pudique, de part les excellentes mélodies du bonhomme. Et un superbe morceau pour démarrer l’album, Paperback Bible, que l’on recommandera pour mieux passer des dimanches soirs tristes et pluvieux.

Sinon, c’est l’affaire du siècle, le coffret A Lazarus Taxon, regroupant tout un tas de faces B, d’inédits, de remix du fameux groupe Tortoise. Des morceaux instrumentaux, construits comme un croisement de l’électro ambiant, du rock, du jazz. On y croise des réminiscences de Brian Eno, de Can, de Miles Davis. Et c’est beau, écouter donc pour voir le fameux morceau Gamera, avec sa formidable construction à tiroir, qui démarre sur les arpèges aériens de David Pajo, formidable guitariste des Slint, Tortoise, et en solo sur Papa M et sous son propre nom. Il a aussi collaboré avec Billy Corgan pour Swan, mais là on préfère oublier.

Je tiens aussi un disque culte (attention ça déconne pas !!) Extra Golden, OK-Oyot System. Ce projet repose sur la rencontre de deux guitaristes américains avec un guitariste et un percussionniste kenyan. C’est beau, ça sonne comme un croisement entre Ali Farka Touré et du blues. Dans 10 ans quelques maniaques vous ressortiront ce disque en vous disant « attention j’en tiens un bon là, accroche toi, tu vas voir … ». Aller, un extrait :
Extra Golden – Ilando Gima Onge
Tout ça m’a donné envie de prendre ma guitare, et vu que mon boulot est assez tendu en ce moment, il faut bien que cette tension parte quelque part. Autant que ça parte dans une guitare. Voilà c’est instrumental, et un peu vain, mais ça m’a fait plaisir, alors autant le faire partager.













